
Syrie : « L’aide est chère, peu efficace et très frustrante »
24/09/2012Jean-Hervé Bradol vient d'effectuer une mission d'exploration dans le nord de la Syrie. Il répond aux questions du journal La Croix.
Jean-Hervé Bradol vient d'effectuer une mission d'exploration dans le nord de la Syrie. Il répond aux questions du journal La Croix.
Rony Brauman s'est récemment opposé au concept de «guerre humanitaire», énoncé en Libye sous la forme de «responsabilité de protéger», parce que la guerre est d'après lui le terrain d'élection des entrepreneurs de violence, qu'elle possède sa propre dynamique et qu'elle est incontrôlable.
Le chirurgien Jacques Bérès est le seul médecin étranger à s'être rendu dans les quartiers assiégés de Homs depuis l'intensification des combats le 6 février.
Deux contextes d'intervention récents ont confronté Médecins Sans Frontières à la torture ainsi qu'à l'instrumentalisation de la médecine par les tortionnaires.
Dans un rapport intitulé A dangerous delay, Oxfam et Save the children rappellent à l'ordre tous les intervenants - gouvernements, organisations humanitaires, Nations unies - ayant participé à la réponse humanitaire face à la crise nutritionnelle qui a frappé la Corne de l'Afrique au cours des derniers mois.
Au delà de ses principes apparemment intangibles d'indépendance et d'une image qui confine à l'angélisme, l'histoire de MSF est celle de son temps et de multiples partis pris souvent contradictoires et paradoxaux.
A l'occasion du 40ème anniversaire des quarante ans de MSF, Rony Brauman revient sur certains enjeux et aspects problématiques de l'action humanitaire, mais aussi sur les bonnes raisons de souhaiter un "bon anniversaire" à l'association.
Après la guerre, l'après-guerre : ce passage d'un contexte à l'autre, dont les lignes de partage ne sont pas si simples à tracer, pose la question de l'évolution des dispositifs d'assistance mis en place par MSF et des discours qui légitiment ses opérations. Avec la fin de la guerre, disparaît ce qui motivait initialement le déploiement des équipes MSF...
Dans cet entretien, Rony Brauman revient sur l'histoire récente des relations entre droits de l'homme et aide humanitaire à la lumière notamment des conflits du Moyen-Orient.
L'analyse des premières semaines de l'opération de secours internationale confirme un diagnostic discuté depuis plus d'une dizaine d'années: l'adéquation entre l'aide internationale d'urgence et les besoins des populations est faible.
L'urgence et les contraintes de certaines catastrophes contraignent les équipes MSF à l'audace médicale et opérationnelle. Sortir des sentiers battus, des protocoles officiels, c'est prendre le risque de faire moins bien, de porter tort et de dilapider des ressources.
A l’origine, cette étude portait sur le passage à une situation de post-conflit au Katanga ; il s’agissait de décrire comment les sections MSF négocient cette transition de la guerre à l’après-guerre.