Cet échange, animé par Elba Rahmouni, est issu de la conférence organisée par le Crash le 3 octobre 2019 avec le sociologue et historien Nicolas Mariot. La conférence est également disponible en anglais en vidéo juste ici.
Au-delà du dégoût et de l'indignation qu'ils soulèvent, les massacres de masse commis ces derniers mois à Gaza et au Soudan posent une énigme sociologique et anthropologique vertigineuse : comment expliquer le comportement des tueurs ? Agissent-ils par conviction ? Sous la pression de leurs pairs ? Par peur ? Ces questions sont au cœur de nombreuses recherches et controverses portant notamment sur le génocide des Juifs d'Europe et sur les violences de guerre des deux conflits mondiaux du XXe siècle. Invité lors d'une conférence du Crash, Nicolas Mariot nous propose une synthèse lumineuse de ces travaux, que nous publions aujourd'hui en podcast. À l'heure où les génocides semblent redevenir un mode normal de règlement des conflits, la socio-histoire nous aide à comprendre la mécanique des violences de masse.
- 00:00:00 Introduction
- 00:01:40 : Partie 1. Introduction : Pas de description sans interprétation
- 00:18:17 Partie 2. Approche culturaliste et approche situationnelle : La Seconde Guerre mondiale
- 00:29:00 Partie 3. La prédominance de l’explication culturaliste
- 00:37:38 Partie 4. La Première Guerre mondiale et le génocide des Rwandais tutsis
- 00:47:32 Partie 5. Conclusion : seule l’approche situationnelle explique le comportement des tueurs réfractaires
- 00:52:38 Question 1. La mise en œuvre de l’idéologie sur le terrain
- 00:55:13 Question 2. Arriver à articuler logiques de situation et récit plus général
- 00:58:27 Question 4. Les enfants soldats / L’arme nucléaire
- 01:06 :04 Question 5. L’aseptisation / Le libre arbitre
- 01:13:44 Question 6. Le parallèle entre les camps de la mort et les abattoirs
- 01:18:37 Conclusion de la conférence
Retrouvez également cet épisode sur Acast, Spotify, Deezer et Apple podcast.
Entretien : Nicolas Mariot et Elba Rahmouni.
Réalisation : Fabrice Weissman.
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